Revue de presse

Vendredi 3 avril 2009
Universités: mobilisation et beaucoup de perturbations

PARIS (AFP) — La mobilisation universitaire, entrée dans sa neuvième semaine, semblait décroître légèrement, avec moins d'universités totalement bloquées mais avec encore un fort nombre d'établissements perturbés, à la veille d'une nouvelle journée de manifestations jeudi.

Sur 68 des 79 universités de France métropolitaine pour lesquelles l'AFP a pu collecter des informations, 9 étaient en grève ou faisaient l'objet de blocage total, 34 étaient sujettes à des mouvements de grève partiels et 25 fonctionnaient normalement.

Le 10 mars, lors d'un précédent recensement effectué par l'AFP lors de la sixième semaine de mouvement, ces chiffres étaient respectivement de 18, 23 et 29.

De nouveaux blocages devraient avoir lieu jeudi, nouvelle journée d'actions à laquelle appellent la coordination nationale des universités et une intersyndicale (FSU, CGT, Solidaires, FO, Sauvons l'université, Sauvons la recherche et l'Unef).

Objectif: la défense des moyens pour le "service public de l'éducation, de la maternelle à l'université".

Appelle aussi à ce rendez-vous, "après l'école ou le travail", un large collectif, "L'Education est notre avenir", qui regroupe des syndicats enseignants (dont ceux du primaire, des collèges et lycées), des organisations lycéennes, des parents d'élèves et des associations pédagogiques. Localement, des préavis de grève ont parfois été déposés.

L'idée: avoir "1.000 manifestations et rassemblements (pique-niques, retraites aux flambeaux, nuit des écoles etc) devant les établissements scolaires, les universités et sur les places publiques", pour protester notamment contre les suppressions de postes dans l'Education.

A Paris, le cortège partira à 14h30 de la place du Panthéon en direction de Sèvres-Babylone.

De son côté, le ministère de l'Enseignement faisait état mercredi de "moins d'une trentaine d'établissements perturbés". "Il y a une tendance à la baisse des perturbations, à la reprise des cours et à la définition des modalités de rattrapage des cours et en même temps à la radicalisation", a-t-on commenté.

Selon les bureaux de l'AFP, parmi les 9 établissements en grève ou bloqués, figuraient Bordeaux III et IV, Avignon, Lille III, Toulouse II, Lorient, Paris IV et Evry-Val d'Essonne. A Rennes II, la fermeture administrative a été décidée par le président jusqu'à nouvel ordre pour des raisons de sécurité. A Avignon, un vote mardi a décidé de la reprise des cours à partir du 6 avril.

Les 34 universités faisant l'objet d'une grève ou d'un blocage partiel étaient Paris I, III, V, VIII, X, XII, XIII, Bordeaux II, Lyon I et II, Clermont-Ferrand II, Dijon, Nice, Aix-Marseille I et III, Montpellier II, Toulon, Lille I, Lille II, Amiens, l'université d'Artois, du Littoral Côte d'Opal, Reims, Toulouse III, Caen, Le Havre, Orléans, Brest, Rouen, Tours, Besançon, Poitiers, Marne-la-Vallée, Saint-Etienne.

Connaissaient un fonctionnement normal (ou quasi) Bordeaux I, La Rochelle, Pau, Lyon III, Clermont-Ferrand I, Grenoble I et II, Aix-Marseille II, Montpellier I et III, UT Troyes, Toulouse I, Angers, Rennes I, Perpignan, Valenciennes, Le Mans, Paris UPMC, Paris II, VII, Saint-Quentin-en-Yvelines, Cergy-Pontoise, Nantes, Chambéry et Paris XI.

L'université de Strasbourg est fermée en prévision du sommet de l'Otan du 4 avril.

La Conférence des présidents d'universités (CPU), a dit aussi "assister à une radicalisation, avec des motifs de contestation qui n'ont plus rien à voir avec l'université". Le bureau de son président Lionel Collet, à Lyon I, a été occupé mardi.

 

 

A sa 9e semaine, le mouvement contre les réformes dans l'Enseignement perdure

PARIS (AFP) — A sa neuvième semaine, la résistance aux réformes dans l'enseignement perdure, des milliers d'enseignants, étudiants, chercheurs ayant à nouveau manifesté jeudi dans les rues des grandes villes.

Pour la neuvième journée de manifestations des universitaires dont le mouvement a commencé le 2 février, 13.500 à 31.000 personnes, selon les organisateurs ou la police, ont manifesté dans le pays, d'après les remontées des bureaux de l'AFP portant sur 12 villes à 18H00. Soit une participation un peu plus importante que celle observée lors de la précédente journée, le 24 mars.

A Paris, le défilé (universitaires, chercheurs, étudiants), du Panthéon à Sèvres-Babylone, a réuni 7.000 à 25.000 personnes, avec en tête les "Biatoss", personnels bibliothécaires, administratifs et techniciens des universités. A Lyon, ils étaient 1.800 à 3.000, à Bordeaux 1.000 à 2.000, à Lille 850, Marseille 700, Caen et Toulouse 500, selon l'AFP.

"Valérie + Xavier = poison d'avril", affichaient des manifestants marseillais, en référence aux ministres de l'Enseignement supérieur (Valérie Pécresse) et de l'Education nationale (Xavier Darcos). "Non à la casse de la recherche publique", lisait-on dans le défilé toulousain.

Appelaient à cette journée d'action, la coordination des universités et une intersyndicale de l'Enseignement supérieur (FSU, CGT, Solidaires, FO, Sauvons l'université, Sauvons la recherche, Unef).

Par ailleurs, plusieurs manifestations en tout genre, allant des défilés aux pique-niques "revendicatifs", en passant par des retraites aux flambeaux, concerts de casseroles, nuits des écoles etc., étaient organisées parallèlement, pour la plupart en fin d'après-midi.

A l'origine de ces initiatives, un collectif de 25 organisations, dont les principaux syndicats enseignants des écoles, collèges et lycées, la principale fédération de parents d'élèves, des organisations lycéennes, des mouvements pédagogiques.

Leur objectif: défendre le service public d'Education et protester contre les suppressions de postes (13.500 en 2009 dans l'Education et 900 dans l'Enseignement supérieur et la Recherche).

Il y a une "base de mobilisation qui dure", a déclaré le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, qui demande des "améliorations" en ce qui concerne la modulation des services des enseignants-chercheurs, inscrite dans un projet de décret réécrit, mais aussi sur l'emploi et la formation des enseignants.

Comme la FSU, le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost, estime que s'il y a des "reculs" et des concessions du gouvernement, celui-ci "pour des raisons politiques, ne les affiche pas et ne les assume pas, ce qui fait qu'il y a de la confusion". "Et comme il n'y pas de mots qui rassurent, la mobilisation se maintient à un niveau élevé", ajoute-t-il.

Les manifestants ont particulièrement insisté sur la question de l'emploi. "Sur 1.030 postes supprimés en 2009 dans le supérieur et la recherche, Valérie Pécresse en a rétabli 130, mais il en reste 900", a déclaré Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup-FSU.

Il faisait référence au fait que le gouvernement soit revenu sur le gel de 130 emplois dans les organismes de recherche.

La création de 130 "chaires mixtes" aux universités et à ces organismes ne se traduira pas par une diminution des recrutements dans ces derniers, qui sont donc appelés par la ministre "à rouvrir leur campagne d'emploi dès à présent pour procéder au recrutement de 130 chercheurs supplémentaires".

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Samedi 28 mars 2009

Enquête

L'école fait de la résistance

LE MONDE 2 | 20.03.09 | 17h03


A l'évidence, la presse n'est pas la bienvenue. Une demande de reportage dans les écoles primaires de Rezé, petite ville paisible de la banlieue sud de Nantes, se solde sous vingt-quatre heures par une réponse sans appel. " Vous n'avez pas le droit d'aller dans l'école demandée. Ni dans aucune autre de la ville. Ni du département. " Visiblement, l'inspecteur d'académie de Loire-Atlantique ne tient pas trop à ce qu'on raconte qu'à Rezé, sur 140 professeurs des écoles, 80 sont des " résistants " déclarés. Qu'on en dénombre même plusieurs centaines dans le département – en France, ils sont quelque 2 000.


Accédez à l'intégralité de cet article sur Lemonde.fr
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/03/20/l-ecole-fait-de-la-resistance_1170023_0.html


 


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Jeudi 12 mars 2009
ENSEIGNEMENT

30.000 à 60.000 manifestants pour la défense de l'Education

NOUVELOBS.COM | 12.03.2009 | 09:26

Des manifestants ont défilé dans 21 villes, contre les réformes de Xavier Darcos et de Valérie Pécresse. C'est la deuxième plus importante mobilisation depuis le début du mouvement.


Entre 30.000 personnes selon la police et 60.000 selon les organisateurs ont de nouveau défilé, mercredi 11 mars, dans 21 villes, pour protester contre les réformes dans l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche, selon un décompte des bureaux de l'AFP.
Tous les personnels de la maternelle à l'université étaient appelés à se mobiliser, pour la sixième journée de manifestations du mouvement entamé début février, par la FSU (première fédération de l'Education) et une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche et de la coordination nationale des universités. Il s'agit de la deuxième journée ayant rassemblé le plus de manifestants, après celle du 10 février (43.000 à 100.000 personnes). Les autres journées avaient rassemblé 30.000 à 53.000 personnes le 5 février, 30.000 à 55.000 le 19 février, 17.000 à 33.000 le 26 février et 24.000 à 43.000 le 5 mars.


8.000 à 25.000 personnes à Paris


A Paris, entre 8.000 personnes selon la police et 25.000 selon les organisateurs, surtout des étudiants et des enseignants-chercheurs, ont défilé mercredi après-midi de la Place de la République jusqu'à la Place de la Nation. Sur la banderole en tête de cortège, on pouvait lire "Ensemble de la maternelle à l'enseignement supérieur et à la recherche : pour la défense du service public". La manifestation s'est dispersée sans incidents peu après 18h.

Manifestations à Toulouse, Rennes, Marseille...


A Toulouse, entre 2.300 et 4.000 personnes, selon les sources, ont défilé de la place du Capitole à la place Jeanne d'Arc.
"Il y a un mépris du gouvernement vis-à-vis des étudiants alors que nous avons nos propres inquiétudes", a indiqué à l'Associated Press Ludivine Labbé, présidente de l'UNEF Midi-Pyrénées, précisant que l'université Toulouse II-Le Mirail était toujours fermée mercredi et l'université Toulouse III-Paul Sabatier bloquée par des étudiants.
A Rennes, 2.500 à 3.000 personnes, selon les organisateurs, entre 2.000 et 2.500, selon la préfecture, ont manifesté. Les enseignants et les personnels administratifs étaient largement représentés dans le cortège, aux côtés des étudiants et de quelques bambins en poussettes.
Depuis près de deux mois, la capitale bretonne - 60.000 étudiants pour 210.000 habitants - vit au rythme des actions menées par quelques centaines d'étudiants, une à deux fois par semaine. L'université de Rennes II (Langues et sciences humaines) est toujours bloquée. L'IUT local a été fermé mardi par la direction et 37% des élèves ont voté le blocage de l'établissement mercredi. 1.000 personnes selon la police, 3.000 selon les organisateurs, ont également défilé mercredi dans les rues de Marseille.
Les enseignants-chercheurs de l'université de Provence (Aix-Marseille I) ont annoncé qu'ils remettraient jeudi matin leur lettre de démission administrative sur le bureau de Jean-Paul Caverni, président de l'université.
A Lyon, les manifestants étaient 2.500 à 4.000, à Caen ils étaient 2.700 à 3.000, 1.000 à 1.300 à Poitiers, etc.

Incidents à Strasbourg


A Strasbourg, de légers incidents ont opposé, peu avant 16h mercredi, étudiants et forces de l'ordre, alors que ces dernières les empêchaient de parvenir jusqu'à la Place de la gare, a-t-on appris de source policière.
Le début de la manifestation regroupant à la fois étudiants et enseignants, 1.800 à 4.500, s'était déroulé dans le calme entre la faculté de droit et la place Kléber. Plusieurs centaines de jeunes avaient alors décidé de poursuivre le mouvement, avant d'être bloqués par les forces de l'ordre.
Les manifestations pour la défense de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche, ont par ailleurs regroupé 400 personnes à Nancy (Meurthe-et-Moselle) et 300 à Besançon (Doubs), selon la police.


Les assistants de service social de l'Education en grève


Plusieurs syndicats d'assistants de service social de l'Education (FSU, CGT, Sud Education, FO) appelaient par ailleurs à la grève pour "exiger le retrait du dispositif des 'médiateurs de réussite scolaire'", annoncé par le ministre de l'Education Xavier Darcos en janvier.
Ces 5.000 "médiateurs", recrutés en emplois précaires (emplois aidés), ont pour mission de lutter contre l'absentéisme scolaire des élèves dans des quartiers ciblés.

Une quarantaine de facs bloquées


Le ministère de l'Education, pressé de toutes parts - présidents d'université, ensemble des syndicats - d'ouvrir des débats sur la réforme de la formation des enseignants des 1er et 2nd degrés, qui cristallise désormais la colère, devrait organiser une réunion.
Elle aura lieu cette semaine, a-t-on affirmé au ministère, qui n'a précisé ni le jour ni le cadre précis des discussions.
Selon la Conférence des présidents d'université (CPU), qui demande que soient présents Xavier Darcos, et Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, la rencontre pourrait avoir lieu mercredi prochain.
Sur 70 des 79 universités de France métropolitaine pour lesquelles l'AFP a pu collecter des informations, 41 étaient touchées par la grève, totale ou partielle, et/ou des blocages, alors que 29 fonctionnaient normalement.

"Rien ne justifie de tels actes"


Les étudiants de l'université du Mirail (Sciences humaines, Lettres, Langues et Arts) bloquent les locaux de la faculté depuis vendredi dernier. Ceux de l'université Toulouse III-Paul Sabatier (Sciences) ont également tenté de bloquer mardi matin les locaux, a-ton appris auprès du rectorat. La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a fermement condamné mardi les incidents qui se sont produits la veille à l'université de Toulouse-II-Le Mirail et estimé que "rien" ne justifiait "de tels actes".
Valérie Pécresse "condamne avec la plus grande fermeté la violence et les dégradations conséquentes qui ont eu lieu à l'Université de Toulouse-II-Le Mirail", indique un communiqué de son ministère.
"Rien ne peut justifier de tels actes, qui sont contraires à l'esprit et à l'image de l'université", poursuit le texte.
Dans ce communiqué, la ministre "réaffirme son soutien à l'ensemble des présidents d'université et adresse plus particulièrement un message de sympathie et de soutien à l'ensemble de la communauté universitaire toulousaine".
A Montpellier II, le blocage de l'université a été voté mardi par une majorité d'étudiants réunis en assemblée générale.
Le blocage, jusqu'à mardi 17 mars, date d'une nouvelle assemblée générale, a été voté par 505 étudiants, 458 se prononçant contre. Une manifestation était prévue mercredi à Montpellier réunissant étudiants, professeurs, personnels administratifs et formateurs de l'IUFM "pour le retrait des réformes en cours".


"Nuits des écoles"


A Paris, mardi, quelques 200 personnes - enseignants, étudiants - selon le collectif Sauvons l'université, 150 selon la police, s'étaient rassemblées, à l'appel de Sud Education devant le rectorat, près de la Sorbonne, rue des écoles (Ve arr), en présence d'un important dispositif policier.
Par ailleurs des assemblées générales se sont tenues dans les universités. De même, plusieurs instituts universitaires de technologie (IUT) ont été bloqués, à "Rennes, Brest, Nantes, Montpellier, Toulouse, Nîmes, Valence, La Roche-sur-Yon", selon l'association des directeurs d'IUT (ADIUT).
Enfin des "nuits des écoles" (occupations, pique-niques), à l'initiative de divers collectifs, se sont tenues dans la soirée de mardi dans plusieurs régions de France. (Avec AP et AFP)
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Jeudi 12 mars 2009

Nantes: environ 2 000 manifestants pour défendre l'éducation

Environ 2 000 personnes ont participé à la manifestation "de la maternelle au supérieur" (1 800 selon les organisateurs, 1 600 selon la police) . Parti à 16h30 de la place du Commerce, le cortège s'est dispersé deux heures plus tard, devant la préfecture.

Franck Dubray
2 000 personnes ont manifesté dans les rues de Nantes cet après-midi. : Franck Dubray
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Lundi 9 mars 2009
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Mercredi 4 mars 2009

Un Raz-de-marée sur les Rased


Les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) de Gironde, destinés à éviter le décrochage scolaire et à aider les enfants du primaire à s'impliquer dans l'école, vont perdre 71 postes à la rentrée prochaine, soit un tiers des effectifs. « Une attaque sociale », selon Agnès Dumand du syndicat enseignant SNUipp, car des zones d'éducation prioritaire comme Cenon ou Bordeaux Nord sont pénalisées.

Hier, à l'école Charles-Martin de Bacalan, les parents d'élèves qui bloquaient l'école pour protester sont indignés, de même que les professeurs. « Il y a un projet spécifique pour chaque enfant, explique Audrey Rollin, enseignante en CP-CE1. Ce n'est pas du soutien, il s'agit de rendre les élèves autonomes. » Un rôle que les institutrices se disent incapables d'assumer dans la mesure où les enseignants du Rased sont spécialisés et que la prise en charge est globale et non pas uniquement éducative. A Charles-Martin, la moitié des élèves de CM2 ont été pris en charge en cours de scolarité. Malgré cela, à la rentrée prochaine, les maîtresses chargées du volet pédagogique seront « supprimées ». Elles sauront d'ici à quinze jours quel sort leur réserve l'Education nationale. Les équipes s'inquiètent de la désorganisation à venir des réseaux qui fonctionnaient déjà à flux tendu. Une perte qui ne sera guère compensée par le soutien imposé aux professeurs car « pour les enfants en difficulté, avoir plus d'école ne règle rien », assure Muriel Patoor, rééducatrice. Nathalie Delattre, l'élue du quartier, était venue soutenir les parents dans leur mobilisation au nom d'Alain Juppé. Le maire, qui n'hésite cependant pas à soutenir le ministre de l'Education, Xavier Darcos, en vue des élections régionales.
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Mercredi 4 mars 2009

Le monde de l'éducation en ébullition

La colère monte dans l'éducation. Après les lycéens l'automne dernier, les étudiants et les professeurs d'université depuis début février, l'IUT se trouve à nouveau bloqué et les professeurs des lycées professionnels contestent la réforme du bac pro en trois ans en refusant de recevoir un inspecteur adjoint de l'éducation. Enfin l'IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) organise dès 18 h 30 aujourd'hui une nuit destinée à sensibiliser l'opinion publique. La soirée sera composée de débats et saynètes parodiant la réforme de Xavier Darcos. Réforme qui prévoit la suppression des IUFM et une nouvelle formation des professeurs des écoles et du secondaire.

« Profs mal formés »


Sylvie Clabecq explique les raisons de la colère. Photo FT

Pour protester contre la réforme de Xavier Darcos, l'IUFM a été occupé cette nuit. Interview de Sylvie Clabecq (FSU).


NANTES

Professeure et formatrice, Sylvie Clabecq explique les raisons de la Nuit des IUFM, que la réforme supprime : débats, sketches contre la réforme.

Comment sont formés les professeurs des écoles ?

« Ils ont une formation disciplinaire (français, maths, etc.) et professionnelle (pédagogique). Ils ont une licence (bac +3) et préparent leur concours en candidat libre ou à l'IUFM en un an. Puis passent le concours. S'ils l'ont, ils deviennent professeurs stagiaires et rémunérés. »

Quels sont les atouts de cette formation ?

« Ils sont formés en alternant théorie et pratique. Les stagiaires sont conseillés par les maîtres-formateurs. Ils leur donnent des outils d'analyse de la pratique, proposent les gestes professionnels adaptés, analysent ce qui fait obstacle à la réussite et peut engendrer des difficultés. Le stagiaire a une classe en responsabilité toute l'année un jour par semaine, et deux autres stages. »

Qu'est-ce que vous contestez dans la réforme ?

« C'est la fin du statut de professeur stagiaire. Il ne sera plus rémunéré. L'étudiant, après sa licence, suivra un master en deux ans. (bac +5). En deuxième année, il passera diplôme et concours. S'il échoue au concours, il pourra être recruté comme vacataire. On va vers une précarisation, une attaque de la fonction publique »

Pour les élèves, qu'est-ce-qui change ?

« La réforme ne vise pas l'amélioration de l'enseignempent ni à lutter contre l'échec scolaire. Les futurs enseignants seront moins bien formés. Beaucoup seront en difficulté, mettant les élèves en difficulté. »

Frédéric Testu
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Dimanche 18 janvier 2009

Ouest France

Manif anti-Darcos: 3000 manifestants à Nantes

Quelque 3000 enseignants, parents, étudiants et lycéens ont défilé cet après-midi à Nantes contre les mesures Darcos. Ils protestent notamment contre les 13500 suppressions de poste et réclament une école accessible à tous, avec maintien des Rased pour les élèves en difficulté.

La dépêche.fr

Auch. 500 manifestants envoient leurs vœux à Xavier Darcos

A l'appel d'une douzaine d'organisations, des enseignants, parents d'élèves, élus et représentants d'association ont défilé.

Les manifestants ont posé une carte de vœux géante sur les murs de l'IA. Photo DDM, Nedir Debbiche.
Les manifestants ont posé une carte de vœux géante sur les murs de l'IA. Photo DDM, Nedir Debbiche.

Que ce soit sous forme de petites cartes accrochées à des ballons ou bien par l'intermédiaire d'un panneau sur le mur de l'inspection académique, enseignants et parents d'élèves ont adressé hier leurs vœux au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. « Des vœux d'une école plus égalitaire qu'on a laissés s'envoler comme s'envolent les budgets et les postes », explique le représentant de la FCPE, Pierre-Yves Sarrat.

Douze organisations -syndicats enseignants, représentants de parents d'élèves ou associations autour de l'école- avaient appelé à un défilé qui a parcouru les rues d'Auch hier matin pour dénoncer la casse de ce service public qu'est l'éducation nationale. Il a débuté par un rassemblement Patte d'Oie avant de remonter vers la préfecture où une délégation devait rencontrer le directeur de cabinet du préfet. En chemin, les manifestants ont fait une pause sous les fenêtres de l'IA.

Des élus et représentants de partis politiques ont rejoint le cortège auscitain dont les deux députés du Gers ou encore le maire d'Auch venu défendre une école qui doit « former les citoyens » et « accompagner tout le monde ». « Les collectivités locales font de longue date des efforts à la hauteur des ambitions que nous avons pour l'école », dit Franck Montaugé, « je souhaite que les moyens soient à la hauteur des engagements de ces collectivités, notamment Auch ». Réuni sous une banderole clamant « 5e poste refusé ! 32 enfants par classe non » un petit collectif est venu défendre la cause du RPI Frégouville-Maurens. « L'an prochain en CE1 et CE2, une classe à deux niveaux, il y aura 32 élèves. Minimum. Ce sont des communes qui grossissent », dit l'une d'eux. Avant que le cortège démarre, le député et président du conseil général Philippe Martin, leur glisse quelques mots. Autocollant orné de la rose au revers, il est également venu affirmer la présence d'un PS qui se veut visible. Il dénonce « la dégradation de l'éducation nationale » : « Nous avons 15 000 habitants de plus dans ce département et il n'y a pas de création de postes. L'Education nationale ne tient pas compte de ce rebond démographique ». Les syndicats craignent des pertes de postes même si le nombre d'élèves augmente jusqu'au collège. « Nous n'avons pas encore les chiffres pour le Gers mais nous craignons une dizaine de suppressions », dit Franck Gombaud, secrétaire départemental du Snes-FSU, « elles ne toucheront pas en priorité les postes devant les élèves mais à un moment donné, l'IA n'aura plus de marge ». Cette « marge » c'était les TZR chargés des remplacements mais qui « sont presque tous en poste ». Ce sont également les détachés auprès des associations éducatives qui ont dit hier leur crainte.

Prochain rendez-vous le 29 janvier pour une journée d'action générale. F.R.



La Provence.com

Marseille : une manifestation aux allures de répétition générale

Ils ont défilé hier contre la "casse" de l'Éducation nationale

Les 13500 postes supprimés en 2009 dans l'Éducation nationale sont l'un des points sur lesquels toutes les organisations syndicales s'entendent.

Photo Cyril Sollier

À l'instar d'autres villes en France, comme Paris, Lyon, Nantes, Toulouse, Grenoble et Avignon, ils étaient à Marseille de 500à 2000, selon la police ou les organisateurs, à manifester contre les mesures Darcos. Un défilé "sans tambours ni trompettes", parti de la place Jules Guesde en début d'après-midi, au son de quelques messages lancés au haut-parleur: "Nouvelle manif pour la défense de l'école, pour dire qu'il y en a assez des suppressions de postes, assez des fermetures de classes. Et que le 29 janvier sera une grande journée de grève, en particulier dans l'Éducation nationale!"

De loin en loin, les pancartes égrènent des thèmes évoqués par les syndicats d'enseignants, lycéens et parents d'élèves depuis des mois: "Rased: Rien à savoir des élèves en difficulté", "Non à la politique du chiffre dans l'éducation", "Enseigner est un métier: défendons les IUFM"...

Faible mobilisation des lycéens

Dans ce flot de mots, un panneau se détache, largement coloré: "Mon école est très bien comme ça, je ne veux pas de casse". Signé Lys. "Je lui ai expliqué la situation et, du haut de ses 4 ans et demi, elle a voulu participer, sourit sa mère. Moi, je m'inquiète pour l'avenir de la maternelle. Elle doit rester un service public gratuit, dans le giron de l'État." Comme elle, beaucoup d'adultes sont venus accompagnés d'enfants.

En revanche, peu de lycéens. À l'exception d'un groupe, battant bruyamment le pavé derrière sa bannière "Lycéens en colère" (lire notre dossier d'hier). "Je suis là parce que ceux de mon lycée - Victor-Hugo - ne venaient pas, explique Éléa, 15 ans. Là-bas, on a dû stopper le blocus à la suite de l'arrestation de l'un des nôtres, mardi, par la police. Mais nous comptons bien nous remobiliser en vue du 29." Info confirmée par la Fidl, syndicat lycéen, qui prévoit un gros travail de communication pour cette journée de grève générale: "Il y a eu les vacances de Noël, les bacs blancs de la rentrée à préparer et l'inquiétude de parents qui, voyant les séances de baston à la télé, entre élèves etCRS, demandaient à leurs enfants de reprendre l'école, analyse Samir. Mais ce n'était qu'une pause dans notre mouvement."

Autre catégorie à manifester: les différents métiers oeuvrant pour l'Éducation aux côtés des enseignants. Ainsi, Michelle et Dominique, conseillères d'orientation psychologues dans les CIO (Centres d'information et d'orientation) d'Aix et Vitrolles: "Dans notre secteur, depuis 3 ans, 1 départ à la retraite sur 6 seulement est remplacé. L'académie d'Aix-Marseille compte 23 CIO qui emploient 180 personnes. Or, l'an prochain, un tiers des effectifs sera contractuel. C'est dire à quel point on nous affaiblit volontairement!"


Le Progrès.fr

Plusieurs milliers de parents d’élèves, d’enseignants et de lycéens contre Darcos

Plus de quatre mille manifestants (8000 selon les organisateurs) ont défilé hier dans les rues de Lyon.

 Parents d’élèves, enseignants et lycéens se sont en effet rejoints vers 14h30 place Bellecour ayant tous en commun leur mécontentement à l’égard de la politique du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos.

« Notre fils est en seconde, dans une classe de 36 élèves, c’est scandaleux! » témoignent Françoise et Gabriel, arborant chacun le sigle de la FCPE, « la réforme des lycées, c’est rien quand on regarde ce qui se passe en ce moment avec les suppressions de postes ».

Autre colère : celle d’une enseignante d’une maternelle dans la vallée de l’Azergues : « L’école publique appartient à notre patrimoine, et pourtant le gouvernement veut la brader en supprimant des postes au détriment de l’apprentissage des acquis fondamentaux et de l’égalité des chances. Si le ministère veut se transformer en garderie nationale, qu’il nous le dise ».

Pas content aussi, Patrice, le père de deux enfants dans une école de Villeurbanne : « Nos enfants ne sont plus soutenus à l’école » estime-t-il, « l’éducation n’est plus une priorité dans notre pays, on supprime les petites sections à la maternelle et les enseignants ne sont plus remplacés, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas ».

Pendant que le flot multicolore s’avance dans les rues de la Presqu’île, les plus vindicatifs crient « Darcos démission ». Sur les trottoirs, les passants passent. Certains s’arrêtent, l’air circonspect. D’autres se précipitent vers les rues adjacentes pour fuir le brouhaha.

Parmi les quelques élus présents (Jean-Jack Queyranne, Guy Fischer, etc.), Pierre Ménard, le maire de Chaponost ne veut pas baisser les bras mais se dit inquiet. « On ne peut plus accueillir les enfants en dessous de trois ans alors que la population de la commune augmente, et si toutes les décisions de l’Inspection se confirment, nous aurons deux classes de maternelle en moins à la rentrée prochaine ».

A deux pas, quelques élèves du lycée Ampère veulent aussi se faire entendre : « En venant ce samedi, nous voulons recrédibiliser notre mouvement de protestation contre la réforme Darcos. Elle est suspendue mais ce n’est pas assez ».

Sur le parcours, des membres du PS ont rejoint le défilé avant d’aborder le cours Lafayette. C’est vers 16 heures que les manifestants ont atteint la préfecture avant de disperser.

Vincent Rocken



AFP

Les parents en force dans les manifestations pour "investir dans l'éducation"

PARIS (AFP) — Plusieurs dizaines de milliers de personnes, parents d'élèves en tête, ont manifesté samedi dans de nombreuses villes de France pour réclamer d'"investir dans l'éducation" à l'heure de la crise, notamment dans l'école primaire.

Au total 50.000 à 60.000 personnes ont défilé selon les organisateurs (syndicats enseignants, lycéens, étudiants de l'Unef et parents d'élèves de la FCPE).

Pour le ministre de l'Intérieur, 44.000 personnes ont défilé dans cent trente manifestations à travers le pays.

A Paris, de 4.500 personnes selon la police à 8.000 selon les organisateurs, ont manifesté entre République et Richelieu-Drouot. Ils étaient autant à Lyon, entre 4.000 et 8.000 selon les sources.

"L'école n'est pas une charge à réduire, c'est un investissement pour l'avenir", pouvait-on lire dans la capitale sur une banderole de la FCPE.

"En temps de crise, ce serait plus logique de surinvestir dans l'éducation que de désinvestir. C'est ce que font les principaux pays de l'OCDE, en particulier les pays du nord de l'Europe, et c'est ce que (le président élu américain) Barack Obama a proposé", a déclaré son président, Jean-Jacques Hazan.

Beaucoup de parents d'élèves ont aussi grossi le cortège de Bordeaux, a constaté l'AFP, où 1.900 à 2.500 personnes ont défilé selon les sources.

Les manifestants étaient entre 2.500 et 4.000 à Nantes, 2.100 et 2.500 à Grenoble, 2.000 et 2.600 à Toulouse, 500 et 2.000 à Marseille, 800 à un millier à Rennes, 370 à un millier à Angoulême, ou encore 1.000 selon la police à Clermont-Ferrand.

Des défilés de plusieurs centaines de personnes ont également eu lieu dans des dizaines d'autres villes.

Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a évoqué "une journée intermédiaire" avant la grève et les manifestations prévues jeudi 29 janvier, journée d'actions interprofessionnelle.

A Paris, les leaders de tête du cortège ont estimé que les annonces faites lundi par Nicolas Sarkozy (mission sur le lycée et pas de suppressions de postes à ce niveau, Haut-commissaire à la Jeunesse) n'avaient pas convaincu, d'autant que les 13.500 suppressions de postes en 2009 avaient été confirmées.

"On ne comprend pas l'acharnement du gouvernement à maintenir les suppressions de postes en période de crise, alors que c'est une absence de débouchés pour des milliers de jeunes", a commenté le président de l'Unef Jean-Baptiste Prévost.

"Pas de suppression de postes au lycée? Le ministre (Xavier Darcos) l'assurait déjà, personne n'y croyait. Je ne sais si c'est parce que Nicolas Sarkozy l'a dit qu'on y croit davantage", a ajouté M. Hazan.

Même incrédulité sur ce sujet chez les organisations lycéennes: "les lycéens n'y croient vraiment pas", a estimé la présidente de l'UNL Lucie Bousser, "c'est la grande blague", a ajouté celle de la Fidl, Alix Nicolet.

Dans plusieurs défilés, pancartes et slogans montraient que les réformes en primaire restaient sources d'inquiétudes: "Maintien des Rased" à Nantes, "Pas de maternelle, pas de prix Nobel" ou "Non aux jardins d'éveil" à Lyon.

"Le ministre sous-estime le rôle des écoles maternelles. Avec sa réforme, mon fils ne pourra plus aller en maternelle, c'est inacceptable", a déclaré à Toulouse un ingénieur aéronautique de 36 ans venu défiler avec son enfant.

Un débat est en cours sur la scolarisation des 2-3 ans en maternelle, un rapport du Sénat prônant à la place des "jardins d'éveil". Mais M. Darcos a assuré que la maternelle à partir de 3 ans révolus ne serait pas remise en question.


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Samedi 13 décembre 2008

Vic-en-Bigoore. Coups de butoir à l'Éducation nationale

Les Réseaux d'aides spécialisées vont-ils disparaître ?

Sauver les Rased des écoles et défendre les valeurs du service public de l'éducation.
Sauver les Rased des écoles et défendre les valeurs du service public de l'éducation.

Les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficultés (Rased), apparus avec la circulaire n° 90-082 du 9 avril 1990, texte fondateur, sont régis aujourd'hui par le titre II de la circulaire n° 2002-113 du 30 avril 2002.

« Ils ont pour mission de fournir des aides spécialisées à des élèves en difficulté dans les classes ordinaires des écoles primaires, à la demande des enseignants de ces classes, dans ces classes ou hors de ces classes. » Ils comprennent des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante pédagogique, les « maîtres E » (difficultés d'apprentissage), des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante rééducative, les « maîtres G » (difficultés d'adaptation à l'école), et des psychologues scolaires. Au Rased de l'école Pierre-Guillard interviennent Mmes Falcette, Gicquel et Schucht, dans chacune des fonctions citées.

Dans le packaging de la réforme Darcos : la suppression en 2009 de plus de 3.000 postes de Rased ; « une mesure justifiée par la mise en place, depuis la dernière rentrée, de l'aide personnalisée assurée par les enseignants des classes, en plus du temps scolaire. Une mesure prise sans évaluation de l'action des équipes de Rased ; sans expérimentation préalable ; sans consultation des professionnels ni des parents ».

Lors du marché hebdomadaire, les enseignantes spécialisées du Rased de Vic sont allées au-devant des parents pour expliquer et recueillir des signatures. Pas moins de 8 personnes engagées dans l'action « Sauvons les Rased », à l'initiative des syndicats SNUipp FSU ; SGEN-CFDT ; SE-UNSA ; SUD éducation ; SNUDI FO ; SMedEN FO ; FNAME ; FNAREN AFPEN ; FERC-CGT et soutenue par les fédérations de parents ont collecté 305 signatures.

Pour plus d'informations, consulter le site (http://sauvonslesrased.org)

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Samedi 13 décembre 2008

LCI

Education - Nouvelle mobilisation contre les réformes Darcos

manifestations darcos toulouse eduction
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Crédit Photo : TF1-LCI

Manifestation contre les réformes Darcos à Toulouse le 13 décembre 2008

Nouvelle mobilisation contre les réformes Darcos

  • 3.500 à 5.000 personnes ont manifesté samedi à Toulouse contre "la casse de l'école publique". Cette fois, ce sont surtout les parents d'élèves qui ont répondu à l'appel.

- le 13/12/2008 - 14h19


Entre 3.500 et près de 5.000 personnes, selon les estimations de la police et des organisateurs, ont manifesté, samedi à Toulouse, pour protester contre "la casse de l'école publique". Rassemblés derrière une banderole "Service public d'éducation : non à la casse" et à l'appel de divers syndicats d'enseignants, d'associations éducatives ou de parents d'élèves, les manifestants ont défilé dans le centre-ville de Toulouse aux cris de "Dans les écoles, y'a du boulot et dans la rue y'a des chômeurs, embauchez !".
 
De nombreuses personnes, revêtues d'un gilet jaune fluorescent réfléchissant, étaient venues en famille pour prendre part à la manifestation au sein de laquelle de nombreuses pancartes ou banderoles d'écoles toulousaines portaient la mention "Enseignants, parents en colère". "Les réseaux d'aide sont en danger, la maternelle est menacée, les postes supprimés par milliers. Non, non, non à la casse de l'école", était scandé par de nombreux manifestants en tête de cortège.
 
"Darcos n'a rien compris ou fait mine de comprendre", a déclaré une enseignante de maternelle de Grenade-sur-Garonne (Haute-Garonne) qui arborait un panneau indiquant "la règle de 3 de Xavier Darcos". "164.000 élèves en plus en 2009, 13.000 postes en moins en 2009, 11.200 en moins en 2008". "Il faut les arrêter, ils veulent tout casser", criait un groupe de membres des réseaux d'aides spécialisées aux enfants en difficulté (Rased), menacés, selon eux, par le réforme du ministre de l'Education nationale. "Le budget 2009 accentue la logique des moyens affectés à l'Ecole", confiait Christian Belinguier, secrétaire général du SNUipp de la Haute-Garonne, pour qui la réforme "porte un coup au service public d'éducation". Non loin de lui, un père de famille exhibait une effigie de Xavier Darcos portant sur le corps, transpercé de pics, tous les griefs des enseignants et des parents d'élèves en colère.

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