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Un Raz-de-marée sur les Rased


Les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) de Gironde, destinés à éviter le décrochage scolaire et à aider les enfants du primaire à s'impliquer dans l'école, vont perdre 71 postes à la rentrée prochaine, soit un tiers des effectifs. « Une attaque sociale », selon Agnès Dumand du syndicat enseignant SNUipp, car des zones d'éducation prioritaire comme Cenon ou Bordeaux Nord sont pénalisées.

Hier, à l'école Charles-Martin de Bacalan, les parents d'élèves qui bloquaient l'école pour protester sont indignés, de même que les professeurs. « Il y a un projet spécifique pour chaque enfant, explique Audrey Rollin, enseignante en CP-CE1. Ce n'est pas du soutien, il s'agit de rendre les élèves autonomes. » Un rôle que les institutrices se disent incapables d'assumer dans la mesure où les enseignants du Rased sont spécialisés et que la prise en charge est globale et non pas uniquement éducative. A Charles-Martin, la moitié des élèves de CM2 ont été pris en charge en cours de scolarité. Malgré cela, à la rentrée prochaine, les maîtresses chargées du volet pédagogique seront « supprimées ». Elles sauront d'ici à quinze jours quel sort leur réserve l'Education nationale. Les équipes s'inquiètent de la désorganisation à venir des réseaux qui fonctionnaient déjà à flux tendu. Une perte qui ne sera guère compensée par le soutien imposé aux professeurs car « pour les enfants en difficulté, avoir plus d'école ne règle rien », assure Muriel Patoor, rééducatrice. Nathalie Delattre, l'élue du quartier, était venue soutenir les parents dans leur mobilisation au nom d'Alain Juppé. Le maire, qui n'hésite cependant pas à soutenir le ministre de l'Education, Xavier Darcos, en vue des élections régionales.

Publié dans Revue de presse

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