L'express : Manifestations tous azimuts dans l'éducation

Publié le par Webmaster

PARIS - Des milliers de lycéens, étudiants et parents d'élèves ont manifesté mercredi en France pour protester contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos.

Après plusieurs jours d'agitation, des lycéens, étudiants et parents d'élèves manifestent mercredi un peu partout en France pour protester contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos. (Reuters/Vincent Kessler)

Après plusieurs jours d'agitation, des lycéens, étudiants et parents d'élèves manifestent mercredi un peu partout en France pour protester contre les réformes du ministre de l'Education Xavier Darcos. (Reuters/Vincent Kessler)

A l'approche de Noël, cette journée nationale fait suite à plusieurs jours d'agitation lycéenne avec des manifestations locales parfois émaillées de heurts avec les forces de l'ordre.

Des actions ont eu lieu dans une soixantaine de départements et un "rassemblement sonore" intitulé "le Père Noël est une ordure" a réuni un millier de personnes en fin de journée près de la gare Saint-Lazare à Paris en présence de représentants du Parti socialiste.

Réunis sous la bannière "une école pour tous", les syndicats d'enseignants SNUipp, FSU, Unsa, CGT, Sud, et la fédération des parents d'élèves FCPE demandent au gouvernement d'investir dans l'éducation. Or, 13.500 postes doivent être supprimés en 2009.

Dans l'Est, un demi-millier de personnes ont défilé sous le crachin à Strasbourg, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Réformons Darcos" ou "0+0 = budget de l'Education nationale", a constaté Reuters.

Quelque 400 personnes, lycéens et professeurs, ont également manifesté à Nancy, 170 à Metz et 400 à Besançon, selon la police.

A Nantes, un millier de lycéens se sont joint aux enseignants et parents d'élèves pour protester "contre la casse de l'éducation nationale".

Dans cette ville, deux jeunes ont été interpellés pour des jets de pierres, a indiqué la police, en marge d'une manifestation devant le rectorat.

Une dizaine de lycées ont fait l'objet de blocages ou tentatives de blocages de la part de manifestants, a indiqué un porte-parole du recteur de l'académie de Nantes.

Le SNUipp-FSU fait par ailleurs état de 4.000 manifestants à Lyon, 1.500 à Marseille et un demi-millier à Lille.

"ON NE PEUT PAS FAIRE PLUS AVEC MOINS"

Environ 2.000 personnes, selon la police, sont également descendues dans les rues de Bordeaux.

Des lycéens ont rejoint les parents d'élèves et les professeurs devant le rectorat pour défiler derrière une banderole proclamant : "On ne peut pas faire plus avec moins, défendons le service public d'éducation".

Lucie Bousser, présidente de l'Union nationale lycéenne (UNL), a condamné une réforme menée par Xavier Darcos "sans prendre en compte l'avis des lycéens".

"Nous dénonçons la forme et le fond d'une réforme du lycée qui ne prend pas en compte les attentes de ses principaux utilisateurs et qui conduira à la casse du service public d'éducation", a-t-elle dit à Reuters lors d'une manifestation à Ribérac (Dordogne).

De leur côté, les élèves des Instituts universitaires de technologie craignent pour le budget des IUT. Selon l'Unef, ils étaient 2.000 à Toulouse, un millier à Bordeaux, 800 à Paris et Rennes, 500 à Grenoble et plusieurs dizaines à Besançon, Reims, Montpellier, Nîmes ou Aix.

La coordination nationale étudiante des IUT a appelé à une nouvelle journée d'action nationale mardi prochain.

En marge des rassemblements, entre 300 et 400 jeunes, selon la police, ont affronté dans la matinée à Brest (Morbihan) des gendarmes mobiles qui ont lancé des grenades lacrymogènes après avoir reçu des jets de pierre.

Depuis trois jours, les affrontements entre forces de l'ordre et jeunes se sont multipliés dans cette ville où des établissements scolaires ont été la cible de jets de pierres pour des motifs que l'administration dit ignorer.

Gérard Bon et Clément Dossin, avec les correspondants de Reuters en régions, édité par Yves Clarisse

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article