Nuit des écoles, "le retour"

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Communiqué de presse : enseignement / formation

Une nuit pour débattre de l'avenir de l'école publique

ville de Villeurbanne

Communiqué le 03/12/2008
Dans le cadre de la Nuit des Écoles, parents d'élèves,  enseignants  et élus se mobilisent pour protester contre les réformes engagées par le Ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos. Loin d'être isolé, ce mouvement mobilise près de 2/3 des écoles villeurbannaises.

Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne, Samba Gueye, adjoint à l'éducation et l'ensemble de la municipalité soutiennent et accompagnent leur démarche. Ils occuperont avec eux les écoles de Villeurbanne  demain soir.

L'inquiétude des parents d'élèves et des enseignants est fondée. Qu'il s'agisse du service minimum d'accueil, des deux heures d'aide personnalisée, des stages de remise à niveau ou bien encore de l'arrêt de la scolarisation des enfants de deux ans, l'éducation nationale multiplie les mesures prises dans l'urgence, sans délai et sans concertation. Elles remettent incontestablement en cause le service éducatif public. La suppression des postes d'enseignants spécialisés des Rased (réseaux d'aides spécialisés aux élèves en difficulté) révèle quant à elle une conception de l'éducation qui profitera une nouvelle fois aux plus favorisés et aggravera encore les inégalités entre les élèves.


NUIT des ÉCOLES NICE l'école Saint-Roch occupée par la FCPE

../FR/images/edito/nice-news-4557.jpg(Nice Rendez-Vous) | SOCIETE | ÉCOLE SAINT-ROCH FCPE - Dans le cadre de la Nuit des écoles, ce jeudi 4 décembre 2008, l’association de parents d’élèves FCPE du groupe scolaire St-Roch à Nice, annonce que de nombreux parents et enseignants vont occuper pacifiquement l’école à partir de 16h30 et jusqu’à minuit environ.
Il s’agit, par cette occupation « douce et conviviale », d’alerter les parents, les voisins et au-delà, toute la société, des menaces qui pèsent sur l’école publique en général, et sur l’école St-Roch en particulier.
Seol la FCPE l’école est en danger : remise en cause de la maternelle (il est question de la remplacer par des jardins « d’éveil », payants et non scolaires), suppression du Réseau d’aide spécialisée des élèves en difficulté (RASED), suppression de postes (déjà 2 fermetures de classes sur le groupe scolaire et une 3e suppression se profile pour la rentrée 2009).
Lors de plusieurs réunions organisées récemment, de très nombreux parents ont été informés et se sont mobilisés, la plupart pour la première fois. Ils ne veulent pas d’une « école à deux vitesses ». Ils veulent une école publique de qualité, pour tous. Par leur mouvement, ils ne veulent pas perturber l’école, mais au contraire, la protéger contre les menaces qui pèsent sur elle. Ils veulent que l’école fonctionne bien, alors que les mesures gouvernementales désorganisent petit à petit l’école publique et la menacent dans ses fondements.
Les parents et les enseignants mobilisés décideront le jeudi 4 décembre au soir des suites à donner au mouvement.

Jacques VICTOR, Conseiller Général de Nice (PCF), tient à apporter son soutien le plus déterminé à l'action des Parents d'élèves et des enseignants du groupe scolaire Saint-Roch, “face à la surdité du Ministre envers les innombrables voix qui s'élèvent dans la communauté éducative contre la désastreuse politique de régression des moyens attribués à l'école publique et la vision comptable qui s'y attache


Lyon : l’école publique insomniaque


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Les réformes de Darcos pour l’école publique ont décidément bien du mal à se faire accepter. Après les manifestations et les grèves, parents et professeurs ont décidé d’occuper les écoles. De nuit.


 

« Je crains le développement d’un système à deux vitesses, avec des programmes plus exigeants mais moins d’heures de classe, et de nouveaux dispositifs mis en place sans avoir été réfléchis », s’alarmait hier dans 20 minutes une mère d’élève du 4ème. Cette nuit, comme la nuit prochaine, elle occupera l’école de ses enfants, pour sensibiliser l’opinion. De Vaulx-en-Velin jusqu’à Vénissieux, de Givors à Jonage, de Rillieux à Décines, en passant par Lyon et Villeurbanne, ce sont plus d’une centaine d’établissement qui organisent ces « Nuit des écoles ».

Suppressions de postes, suppression de l’Institut Formateur des Maîtres, arrêt de la scolarisation des enfants de deux ans, suppression des Rased (Réseau d’aide spécialisée pour les enfants en difficulté), parents et enseignants sont mobilisés ensemble pour sensibiliser tout le monde sur les dangers qui menacent l’école publique. D’ailleurs, en signe de protestation, une soixantaine d’écoles du Grand Lyon ont d’ores et déjà stoppé l’organisation de l’aide personnalisée (2 heures hebdomadaires pour les élèves en difficulté).
Contradictoire ? Pas quand on écoute cet enseignant de l’école Victor Hugo (1er) : « cette aide donne l’image d’une belle école publique qui s’occupe des enfants alors qu’elle n’est qu’un prétexte pour supprimer les Rased ». Au ministère de l’Education, en tout cas, il paraît qu’on en fait des nuits blanches.
 
05/12/08 par : Stéphane ROUSSET

Marseille

La nuit des écoles du jeudi 4 décembre, un succès pour dire NON au plan gouvernemental DARCOS

Des dizaines et des dizaines de réunions parents enseignants dans les écoles du département , 15OO à 200O personnes (enseignants , parents, enfants) avec lampions, sifflets, banderoles dans une atmosphère combative et joyeuse du Palais Longchamp au Vieux-Port. La nuit des écoles marseillaises a été un grand succès qui va se poursuivre dans les jours et les semaines qui viennent.

Une belle photo de la manifestation :

http://www.lamarseillaise-legalannonces.com/images/une/UNE.pdf

et une vidéo :

http://www.rue89.com/marseille/2008...

Dès demain dépôt de courriers
- enseignantEs disant leur Refus d’obéir
- parents dénonçant les réformes et soutenant les enseignantEs. 12h devant l’inspection académique.


VENDREDI 5 DECEMBRE 2008

Ce matin, les parents d’élèves ont bloqué le groupe scolaire Canet ambrosini. Les consignes de notre IEN (marseille 15) : ne pas sortir de l’école, ne pas discuter avec les parents... Il va peut-être venir.

 

 

NOUVELOBS.COM

Près de 150 "veillées" entre parents et enseignants ont eu lieu dans des écoles primaires des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes dans le cadre d’une action nationale pour dénoncer "la casse de l’école publique".

En restant sur les lieux une partie de la nuit, les enseignants entendent "dire non aux réformes de Xavier Darcos (Reuters)

En restant sur les lieux une partie de la nuit, les enseignants entendent "dire non aux réformes de Xavier Darcos (Reuters)

Près de 150 réunions entre parents et enseignants ont eu lieu jeudi 4 décembre dans des écoles primaires des Bouches-du-Rhône et une vingtaine dans les Alpes-Maritimes dans le cadre d’une action nationale pour dénoncer "la casse de l’école publique", selon des sources concordantes.

"On a dénombré un peu plus de 150 réunions-veillées dans le département dont 86 à Marseille et, dans la quasi-totalité des cas, chacune regroupait école maternelle et élémentaire et parfois elles réunissaient plusieurs écoles d’un même secteur", a dit Christophe Doré, secrétaire général du SNUipp Bouches-du-Rhône, principal syndicat en primaire, et directeur d’une école élémentaire à Vitrolles.

"Plus de 1.000 personnes"

En soirée, "plus de 1.000 personnes", selon Christophe Doré et 500 selon la préfecture ont convergé à Marseille où ils ont descendu la Canebière jusqu’au Vieux Port.

"Le cortège était composé en très très large majorité de parents d’élèves", a précisé Christophe Doré.

Dans les Alpes-Maritimes, les groupes de parents et d’enseignants ont rallié en fin d’après-midi ces établissements situés majoritairement à Nice mais aussi à Beausoleil, Grasse ou la Trinité.

"Dire non aux réformes de Xavier Darcos"

En restant sur les lieux tout ou partie de la nuit, ils entendent "dire non aux réformes de Xavier Darcos", ministre de l’Education nationale, a déclaré à l’AFP André Gaucher, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) du département. Organisée conjointement avec les syndicats d’enseignants, l’action a pour objet notamment de dénoncer "la suppression de postes en "Rased" -spécialistes de la difficulté scolaire (ndlr), la diminution du nombre d’heures d’école en primaire, l’hémorragie de la scolarisation des moins de trois ans en maternelle".


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