La dépêche.fr : Menace sur les activités périscolaires

Publié le par Webmaster

Associations éducatives complémentaires

De très nombreux postes mais aussi des activités sont menacés. Les représentants des associations ont lancé une pétition sur le Net, elles craignent des suppressions de postes mais aussi la disparition d'activités Photo DDM, Archives
De très nombreux postes mais aussi des activités sont menacés. Les représentants des associations ont lancé une pétition sur le Net, elles craignent des suppressions de postes mais aussi la disparition d'activités Photo DDM, Archives

Les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public à savoir : les Francas, Ceméa, FAOL, PEP, JPA, OCCE, ADATEEP… sont particulièrement inquiètes quant à leur avenir. En effet, selon leurs représentants, le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, en date du 6 octobre dernier a décidé : « unilatéralement sans le moindre délai de prévenance, de concertation préalable, de supprimer 25 % du financement des actions conventionnées par le ministère au titre de l'exercice civil », déclarent dans un communiqué commun les différents représentants des associations. De plus ; « Le ministre de l'Éducation a annoncé de ne pas reconduire dès le 1er septembre 2009, l'aide qu'il apportait aux centaines d'emplois d'enseignants détachés répartis sur les territoires, ils sont sept dans l'Aude, ce qui représentera une réduction globale de près de 70 % des financements concernés », poursuivent-ils. C'est un véritable coup de grâce qui pourrait être porté à toutes les activités périscolaires et au cœur même des associations. En clair, le collectif s'interroge sur « une démarche politique surprenante, celle de programmer la disparition des mouvements d'Éducation populaire ». Concrètement dans le département, ces associations qui salarient 300 personnes, regroupent 25 000 adhérents et touchent 60 000 bénéficiaires. Le secrétaire général de la FAOL, Daniel Iché, se dit très, très inquiet des conséquences de ces décisions pour l'ensemble des associations. « Nous travaillons avec le ministère de l'Éducation nationale depuis 1946. Jamais les partenariats n'ont été remis en cause, ce sont des menaces très lourdes qui pèsent sur nous », confie-t-il. Dans l'Aude, en plus des emplois, de très nombreuses activités pourraient être remises en cause ou disparaître ; centres de vacances, classes découvertes, spectacles pour le jeune public, coopératives scolaires, service d'aide pédagogique à domicile, éducation artistique, éducation par le sport… et la liste n'est pas exhaustive.

Pour l'heure, la résistance s'organise avec le faible espoir d'un retournement de situation. Déjà l'ensemble des associations a mis une pétition sur le Net ; « Que serait l'éducation sans les associations ? Alors pourquoi les mettre en danger, Monsieur le ministre ? »

Adresse www.pourleducation.fr (à cette même adresse, toutes les informations liées à la mobilisation seront régulièrement actualisées.

Publié dans Revue de presse

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