Déclaration de Marie-Hélène AMIABLE, Députée des Hauts-de-Seine et Maire de Bagneux

Publié le par Webmaster

Bagneux, le 18 novembre 2008

Du respect pour l'enseignement !

Les intentions affichées et les chiffres recueillis en témoignent : l'appel unitaire à la grève lancé par les syndicats enseignants sera très massivement suivi de la maternelle à l'université ce jeudi 20 novembre.

Je ne m'en étonne pas, tant les attaques en direction du service public de l'éducation se multiplient dans une logique néo-libérale sans précédent. Engagé dans une privatisation rampante, notre système éducatif est désormais uniquement soumis à des règles comptables qui  provoquent inquiétudes et mécontentements grandissants dans la communauté éducative.

Mais le gouvernement feint de ne rien voir. Pire, pour seule réponse à la manifestation nationale du 19 octobre dernier, à laquelle ont participé massivement enseignants et parents d'élèves, le Ministre de l'Education nationale s'est permis d'imposer une énième réforme. Fondé comme  toujours sur des principes de restrictions budgétaires, son nouveau lycée « à la carte » est pourtant jugé dangereux car porteur d'une sélection sociale accrue.

Les mobilisations qui se succèdent visent au contraire à défendre des moyens à la hauteur d'une politique éducative ambitieuse, en consacrant par exemple 7% du PIB à l'enseignement scolaire, comme l'ont à nouveau proposé les député-e-s communistes et républicains à l'occasion de la discussion du projet de loi de finances pour 2009.

Car comment concilier la promesse d'un avenir pour nos jeunes avec les 60 000 suppressions de postes programmées par les budgets successifs depuis 2003, le démantèlement des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, le remplacement de l'école maternelle par des garderies et l'allègement des différents programmes scolaires ? Xavier Darcos n'apporte qu'une réponse autoritaire et peu crédible.

Les enseignants entendent aussi dénoncer le peu de respect qui leur est témoigné par le ministre : dégradation progressive de leurs conditions de travail, dévalorisation de leurs missions, tentative de limitation du droit de grève, surveillance et intimidation vis-à-vis de leurs activités syndicales...

Le gouvernement ne pourra s'obstiner à ignorer leur colère et la mobilisation d'ampleur promise ce jeudi. Ensemble, enseignants, personnels d'éducation, parents d'élèves, lycéens et étudiants, donnons le signe ferme de notre détermination pour une autre politique éducative !

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