Postes supprimés dans l'Education: journée d'actions multiformes jeudi

Publié le par Webmaster

  Une large intersyndicale de l'Education organise jeudi une journée nationale d'actions multiformes, sans appel national à la grève, pour sensibiliser l'opinion aux milliers de suppressions de postes dans ce secteur en 2008 et 2009.

"Dans plusieurs endroits, il y a des mécontentements en cette rentrée. Le premier objectif de cette journée est donc de les faire s'exprimer à une même date", a affirmé mercredi à l'AFP Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, première fédération de l'Education.

Outre la FSU, les principaux syndicats de l'Education - Unsa-Education, Sgen-CFDT, CGT, FO, FAEN, Sud - sont à l'origine de cette journée, à laquelle s'associent les étudiants de l'Unef et de la Confédération étudiante.

La mobilisation promet d'être multiforme: selon un recensement des actions réalisé par la FSU, sont prévus à la fois des distributions de tracts, des sit-in, des envois de courriers aux élus, des conférences de presse locales, des rassemblements comme à Chartres, Bordeaux, Orléans, Montargis, Cahors, Bayonne, Annecy, Toulon ...

Autres initiatives, plus ludiques ou symboliques: on pourra assister à Valence à des lâchers de ballons réclamant "de l'oxygène pour l'Ecole", à un rassemblement "pique-nique" pour dire "non à l'Ecole au pain sec" à Mont-de-Marsan, à un concert de casseroles à la gare de La Part Dieu à Lyon, ou encore à un lâcher de pigeons en Vendée.

Aucun préavis national de grève n'a été déposé. La FSU recense deux grèves locales en collèges et lycées, en Champagne-Ardenne et en Guadeloupe.

"Le but de la journée n'est pas de pousser à la grève, mais de sensibiliser l'opinion aux suppressions de postes et aux problèmes qui apparaissent à cette rentrée", a souligné M. Aschieri.

Selon les syndicats, les 11.200 emplois supprimés cette année, principalement dans les collèges et lycées publics, se traduisent par une baisse de l'offre éducative (suppressions d'options), des classes plus chargées ou encore un alourdissement de la charge des enseignants.

Ces derniers sont incités, selon les syndicats, à faire des heures supplémentaires (ils doivent "prendre" l'équivalent de 4.200 postes en heures supplémentaires) et contraints, de plus en plus, à avoir un emploi du temps étalé sur plusieurs établissements.

13.500 autres non-renouvellements de fonctionnaires de l'Education partant à la retraite sont annoncés au budget 2009, et pour les trois prochaines années, les syndicats s'attendent à 40.000 postes en moins.

Au total, 1,2 million de personnes travaillent dans l'Education, dont un peu plus de 800.000 enseignants.

Les syndicats veulent aussi faire du 11 septembre une première journée de mobilisation en vue de la manifestation nationale du dimanche 19 octobre à Paris, qu'ils ont annoncée la semaine dernière avec les parents d'élèves de la FCPE, les étudiants, les syndicats lycéens, les mouvements pédagogiques.

Plus largement, ils prévoient aussi une campagne auprès de l'opinion sur la place de l'Ecole dans la société.

Selon le Sgen-CFDT, "cette journée annonce une mobilisation qui doit aller en s'amplifiant jusqu'au moment du vote du budget (2009) en novembre" par le Parlement.

Ces organisations étaient à l'origine de plusieurs journées d'actions, grèves ou manifestations l'année dernière, notamment au printemps, contre la politique gouvernementale de suppressions de postes.

Publié dans Revue de presse

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