Première journée d'actions dans l'Education, la manifestation du 19 octobre en ligne de mire

Publié le par Webmaster


PARIS (AFP) — Distributions de tracts, rassemblements, concert de casseroles : des actions de sensibilisation aux 25.000 suppressions de postes dans l'Education en 2008 et 2009 et de préparation à la manifestation nationale à Paris le 19 octobre se sont déroulées jeudi en France.

Les grandes centrales syndicales - FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, CGT, FO, FAEN, Sud - soutenues par les étudiants de l'Unef et de la Confédération étudiante, avaient appelé à une journée d'actions multiformes, sans appel national à la grève.

Premier objectif des organisateurs : désigner les difficultés de cette rentrée, affectée par les conséquences de la suppression de 11.200 postes (principalement en collèges et lycées publics) et marquée par des classes plus chargées, la dégradation des conditions de travail des enseignants ou la baisse de l'offre éducative.

Les syndicats entendaient en outre enclencher une dynamique de mobilisation pour leur manifestation nationale du dimanche 19 octobre à Paris pour protester contre les 13.500 autres suppressions annoncées au budget 2009.

Cette journée aura "des suites", car le "calme" de la rentrée revendiqué par le ministre de l'Education Xavier Darcos n'est qu'"apparent", a estimé la FSU Ile-de-France, tandis que l'Unsa-Education parlait de "première étape".

"On est en train d'enclencher la dynamique", a assuré à l'AFP le Sgen-CFDT.

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a appelé "les enseignants des écoles à poursuivre cette mobilisation", notamment le 25 septembre et le 7 octobre, autour des dates de la présentation de la loi de Finances pour 2009.

Sur le terrain, les actions ont été multiples : distributions de tracts, rassemblements - la plupart en fin de journée - comme à Bordeaux, Strasbourg, Colmar, Nantes, Chartres, Orléans, Montargis, Cahors, Bayonne, Annecy, Toulon.

A Reims un rassemblement a réuni une centaine de personnes. A Bobigny, plus de 150 enseignants et parents ont manifesté devant l'Inspection d'académie pour réclamer des ouvertures ou maintiens de classes en élémentaire, et dénoncer les dégâts d'ajustements de la rentrée "dans l'urgence".

En Champagne-Ardenne, où les personnels des collèges et lycées étaient appelés à la grève, le mouvement a été suivi par "moins de 1 %" selon le rectorat et "environ 20% sur quelques établissements" selon le Snes-FSU, qui parlait toutefois de chiffres "très variables".

Plus symboliquement, à Paris, des militants du Sgen-CFDT ont brièvement déroulé une banderole en face du parc de Bercy, à proximité du ministère de l'Economie, sur laquelle on pouvait lire : "Suppressions d'emplois dans l'Education : non bercy". Ils ont crevé des ballons représentant des postes supprimés.

A Lyon, un concert de casseroles était prévu à la gare de La Part Dieu. En Vendée, des pigeons contenant des messages revendicatifs ont été lancés. A Valence, des ballons, lâchés, réclamaient "de l'oxygène pour l'Ecole". A Mont-de-Marsan était organisé "pique-nique" pour dire "non à l'Ecole au pain sec".

Ces organisations, ainsi que les parents d'élèves de la FCPE, les étudiants, les syndicats lycéens, les mouvements pédagogiques appellent "tous les citoyens concernés par l'Ecole" à défiler le 19 octobre "pour la défense du service public d'Education et que cesse la politique de la rigueur budgétaire".

Une centaine de personnes, enseignants et parents d'élèves, sont rassemblés le 11 septembre 2008, place du Capitole à Toulouse

 

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