Mercredi 11 juin IA de nantes les CRS étaient la...

Publié le par Webmaster

Voici le temoignage d'un parent de ste luce présent:

bel exemple cet aprem de ce qui nous attend.
La remise des projets des instits à l'inspecteur d'académie démarrait dans le calme.
L'inspecteur ne voulant pas descendre, la délégation des syndicats est entrée, suivi par les manifestants.
Relativement bon enfant la visite de l'inspection.
Du coup l'inspecteur n'a pas voulu recevoir la délégation car il "avait peur pour sa sécurité".
Nous avons tranquillement occupé les salles en lui demandant bruyamment de recevoir les personnes prévues.
Pas de réponse.
Puis les CRS sont arrivés, ils sont montés, il était 17 H 15 , nous sommes montés dans les étages à 16H30 et il n'y avait aucune dégradation (et il n'y en a pas eu)
ils ont évacués les enfants d'abord : ordre de sortir et ça rigolait pas.
Je suis sortie avec d'autres.
les manifestants sont restés assis dans les étages refusant d'évacuer, ils voulaient voir l'inspecteur.
Et ils ont donc été poussés très très forts, portés et menacés. Je n'étais pas en haut mais j'ai quand même vu par la cage d'escalier leurs façons délicates (je sais c'est leur boulot).
Un instit est accusé d'avoir cassé volontairement le doigt d'un Policier : l'instit fait 50 KG tout mouillé et les policiers étaient très bien équipés (de gants en cuir notamment). Ou l'instit est très très fort ou le policier devrait changer de métier.
L'instit est en prison ce soir, il est sortie avec les menottes.
Une fois les policiers partis, l'inspecteur n'a plus ressenti de menaces et est venu parler aux manifestants.
Les policiers sont partis de façon aimables, traitant les femmes de P...... et l'un me disant qu'il me P.... à la R...
Vocabulaire et politesse, il faudra qu'ils fassent une session de cours DARCOS.

Je sais que certains diront que c'est de notre faute si ça finit comme ça.. mais non... à 17H30 - 18H maxi tous ces gens seraient partis (ils ont des enfants à aller chercher eux aussi). Et les quelques énervés éventuels seraient restés (peut être) mais auraient été évacués plus facilement...

Pas d'échanges, pas de concertations, juste la répression si on est pas d'accord. Celà fait deux mois que l'inspecteur d'académie, le ministre, les médias, ignorent ou traitent par dessus la jambe les inquiétudes des parents et des enfants, et à la fin c'est la police qu'on envoie.
Pour une fois, pourtant, ils ne peuvent pas dire que les enseignants se battent pour défendre leur privilèges, qui réclameraient de travailler le samedi? et pourquoi perdre son salaire et son temps en faisant grève contre une réforme?

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