Presse Océan le 28 mai

Publié le par Webmaster

Réforme de l'école : une classe dissipée au Ruban Bleu

Photo Mathieu Roulleau

Saint-Nazaire, 17 h 30, hier. Cette classe composée d'écoliers, de parents d'élèves et d'enseignants, s'est réunie pour une action symbolique, au centre commercial Ruban Bleu, contre la réforme Darcos. : Photo Mathieu Roulleau
cachePubVide('pubDetailArt');

Ambiance de classe dissipée hier à 17 h 30 dans l'allée principale du Ruban Bleu. « À l'école, c'est comme à l'hôpital, plus on entasse, plus ça fait mal », entonnent les élèves. La maîtresse d'école, Françoise Diuzet (enseignante à l'école publique de Prinquiau) ne tient pas sa classe mais respecte son programme : récitation, calcul et conjugaison.

Le mouvement de grogne contre la réforme Darcos a mobilisé environ cent personnes. Après le spectacle de la classe, les participants ont manifesté dans l'allée principale du Ruban Bleu.

Gambetta a rejoint le mouvement

Parents d'élèves, enseignants et écoliers étaient au rendez-vous, venus des écoles de Saint-Nazaire et des communes de la région nazairienne. Depuis lundi, à Saint-Nazaire, l'école Gambetta a rejoint le mouvement. C'est la quatrième école occupée par les parents d'élèves après Paul-Bert à Penhoët, Ernest-Renan à Méan et Michelet. « On est une vingtaine de parents d'élèves à occuper l'école. Gambetta est en zone d'éducation prioritaire, il y a déjà beaucoup de difficultés avec de moins en moins de moyens. L'école de la République, ce n'est pas ça. On ne veut pas d'une école à deux vitesses », affirme Aurélie Arnaud, parent d'élève de l'école Gambetta.

L'accueil des enfants a lieu et les enseignants non grévistes assurent les cours. Pour l'instant. Le mouvement pourrait se durcir. « Si ça ne bouge pas, il faudra arrêter les cours tout en continuant à accueillir les élèves ». Dans ce cas, les classes dissipées pourraient faire école...

Mathieu Roulleau

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article