Presse Océan (24 mai)

Publié le par Webmaster

Les parents d'élèves se mobilisent pour défendre l'école pour tous

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Depuis hier midi, une quinzaine de parents d'élèves occupent l'école Ernest-Renan à Méan. L'accueil des enfants reste, bien évidemment, assuré. Les parents espèrent recevoir du soutien aujourd'hui samedi. : Photo ND
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Contre la réforme Darcos jugée « injuste et inquiétante », des parents d'élèves occupent les écoles et soutiennent les enseignants en lutte.

« Cette occupation est symbolique. Notre objectif n'est pas de perturber le fonctionnement de l'école, mais d'alerter sur une réforme inquiétante pour l'avenir des enfants ». Les parents d'élèves du groupe scolaire Ernest-Renan à Méan ne sont pas vraiment du genre révolutionnaires. Mais ils sont déterminés à « faire barrage à la réforme Darcos ».

Pas de stigmatisation

Les motifs de mécontentement sont nombreux : suppressions de poste, des Rased (réseau d'aide aux enfants en difficulté), manque de moyens, enseignants non remplacés, stages de remise à niveau pendant les vacances. « Nous ne voulons pas de cette stigmatisation des élèves les moins bons et refusons une école à deux vitesses », explique Micheline Jauny, élue au conseil d'école. Depuis hier midi, une quinzaine de parents assurent le piquet de grève, avec le soutien des enseignants. « Le but, c'est surtout d'informer au maximum ».

Empêcher les fermetures

Ils ne sont pas seuls dans leur démarche. Depuis mardi, l'école Paul-Bert-Elisa-Lemonnier, dans le quartier de Penhoët, connaît un mouvement identique. Mêmes causes, mêmes effets. Avec quelques grincements de dents : « Le mouvement n'est pas très bien vu par les autres parents », explique une jeune maman. « On ne comprend pas, parce qu'il s'agit quand même de l'avenir de nos enfants ». Et une autre maman d'ajouter : « Moi depuis que mon fils va au Rased, il a fait des progrès considérables ». Ce matin, des parents ont annoncé leur intention d'occuper l'école Michelet et de « mettre tout en oeuvre pour empêcher les fermetures de classe annoncées ». À Elisa-Lemonnier, une classe de maternelle doit être supprimée à la rentrée prochaine.

Défendre l'école pour tous

Tous espèrent maintenant que le mouvement va s'étendre, « pour avoir plus de poids ». « Si on reste dans notre coin, sans rien perturber, on n'ira pas loin », confie Philippe. La grande manifestation prévue à Nantes cet après-midi à l'appel des associations de parents d'élèves dont la FCPE, devrait être un premier test pour « défendre l'école pour tous ». De nouvelles occupations sont d'ores et déjà programmées pour la semaine prochaine.

« Nous voulons mettre l'ensemble de la communauté éducative en action », affirment les parents.

Nicolas Dahéron

Publié dans Revue de presse

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