Presse Océan (24 mai)

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Réformes Darcos : les écoles du Vignoble font front commun


Hier après-midi, élèves, enseignants et parents ont joué le « Cauchemar de Darcos » dans la cour de l'école des Trois Moulins à Monnières. Imités au même moment par leurs camarades de l'école privée.
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Grogne et mobilisation sont allées crescendo, tout au long de la semaine, dans les écoles du Vignoble. Une montée en puissance qui se traduit aujourd'hui par de multiples occupations. Exemple à Monnières.

16 h hier à l'école des Trois Moulins. Un tableau noir aux portes de l'établissement monnièrois invite les parents à assister à l'avant-première du Cauchemar de Darcos. Derrière la grille, des tables et des chaises de classe attendent les jeunes acteurs, au beau milieu de la cour de récréation.

« Bienvenue au Festival des Trois Moulins ! » La formule est signée Emmanuel Alliaume, le directeur de l'école. Elle sonne comme un clap d'entrée en scène. Un signal efficace : les élèves s'installent sans tarder. En un éclair, les voilà qui occupent les 39 places de la salle de classe reconstituée en plein air.

Mobilisation générale

« Ces 39 places symbolisent le nombre d'enfants qu'il sera bientôt nécessaire d'atteindre dans une classe avant de pouvoir en ouvrir une nouvelle », critique Emmanuel Alliaume. Comme bon nombre de ses confrères du Vignoble (lire ci-dessous), le chef d'établissement remet ouvertement en cause les réformes Darcos. Autour de lui, parents d'élèves et enseignants font bloc, brandissant des « Pour l'avenir de nos enfants, non à la réforme Darcos » et autres « Parents en colère ».

Dans leur collimateur, pêle-mêle : les effectifs jugés insuffisants, le nouveau programme scolaire, la suppression des réseaux d'aide aux élèves en difficulté, l'organisation du temps scolaire ou encore les menaces sur l'école maternelle. Les raisons de la colère ne manquent pas. À Monnières, elles fédèrent enseignants et parents aujourd'hui encore.

Lettres au président

« L'action continue demain matin (NDLR : ce samedi) avec un café citoyen dans l'école pour informer et échanger mais aussi finir les préparations pour la manifestation de l'après-midi à Nantes », confirme Emmanuel Alliaume.

Il donne également rendez-vous à 11 h 30 devant la Poste. L'heure à laquelle toutes les lettres de mécontentement des parents de l'école seront envoyées à Nicolas Sarkozy. Tous les moyens sont bons pour se faire entendre.

Rémi Certain

Publié dans Revue de presse

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