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Parents, enseignants, lycéens, citoyens
Tous ensemble
Contre les réformes Darcos
Contre la casse du service public d’éducation
Depuis plusieurs mois, les parents d’élèves FCPE, lycéens et enseignants et organisations complémentaires de l’Ecole de Loire Atlantique multiplient localement les actions et amplifient leur mobilisation contre les Réformes Darcos.
De la maternelle au lycée, s’appuyant sur des suppressions massives de postes (13500 en 2009 dont 3000 RASED), les mesures Darcos visent une même logique : détruire les socles de l’école publique, laïque, gratuite et les bases de l’égalité pour tous les élèves.
Non seulement ce démantèlement ne réglera pas l’échec scolaire, mais aggravera les inégalités, l’exclusion, et amplifiera la sélection sociale dès le plus jeune âge.
Après le report d’un an de leur réforme du lycée face à la mobilisation lycéenne, Nicolas Sarkozy et X. Darcos n’ont pas pour autant renoncé à leur projet, bien éloigné de la réforme pédagogique ambitieuse dont le lycée a besoin.
Les annonces faites par le président de la République à Saint Lô ne changent rien au projet ultralibéral qu’il prône pour l’Ecole et qu’il veut imposer au pays.
IL EST POSSIBLE DE FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT
IL EST POSSIBLE DE NOUS FAIRE ENTENDRE
MAIS NOUS NE DEVONS RIEN LACHER
ü POUR des mesures de carte scolaire dignes d’une école publique de qualité
ü POUR l’abandon des mesures DARCOS, POUR l’abrogation des décrets Darcos,
ü POUR le retour à un temps d’enseignement égal pour tous les élèves à 26h
hebdomadaires en primaire, avec le traitement de la difficulté scolaire dans le cadre du temps d’enseignement au sein de classes à effectif réduit,
ü POUR la reconnaissance et le développement de la maternelle et l’amélioration de la scolarisation des tout-petits,
ü POUR l’abaissement des effectifs par classe
ü POUR le renforcement des RASED pour répondre aux besoins des enfants en
difficulté
ü POUR une réforme pédagogique du lycée concertée avec tous les partenaires
dans le prolongement du collège unique pour la réussite de tous.
La FCPE 44 appelle les parents d’élèves
à participer nombreux à la manifestation
le Samedi 17 janvier 2009 à NANTES :
départ à 14h30 sur le Boulevard des 50 otages
(intersection des lignes de tramway)
En 2009, comme en 2008,
les parents d’élèves FCPE restent mobilisés
C’est l’avenir de nos enfants qui se joue…
Et c’est l’affaire de tous !
Monsieur le Ministre,
Beaucoup d’effets d’annonce et de désinformation ...
malheureusement beaucoup moins de dialogue et de concertation concernant toutes vos mesures.
Nous souhaiterions (enfin!) élever le débat et avoir (au moins une fois!) des éléments de réponses face à nos inquiétudes.
- La suppression du samedi matin
Permettre aux familles de se retrouver, alléger le nombre d'heures de cours des enfants français ...
après tout pourquoi pas?
MAIS
2h en moins de cours par semaine cela représente 6 mois sur une scolarité.
On rallonge les journées des enfants en difficulté (n’est-ce pas une contradiction?!?)
Quelle organisation pour TOUS? (des cours pour tous le mercredi matin? commencer plus tôt? plus tard?) Aucune solution n'est apportée, c'est au conseil des maîtres de chaque école de décider,
donc plusieurs organisations sont possibles sur une même commune ...
Quid du rythme biologique de l’enfant ? S’en préoccupe-t-on encore ?
Supprimer les samedis matins, notamment en ZEP, est-ce très judicieux quand on sait que certains enfants sont livrés à eux-mêmes ?
- Le "soutien" scolaire
Un soutien scolaire gratuit pour les enfants en difficulté, c'est
séduisant.
MAIS
On stigmatise les enfants en difficulté qui sont obligés de rester le soir, revenir pendant les vacances …
De plus, rallonger leurs journées (parfois 7heures!) et raccourcir leurs vacances, est-ce vraiment leur donner de meilleures chances de réussite?
En outre, on confond souvent "difficulté ponctuelle" (sur une notion) et "enfants en difficulté" qui auraient besoin d'être pris en charge (sur le temps scolaire!) par des maîtres spécialisés
(membres du RASED ... en voie de disparition!).
Les heures supplémentaires attribuées correspondraient à la création de 550 postes (qui auraient pu être affectés aux RASED incomplets ... il est faux de dire que l'on manque de candidats, de
nombreuses demandes de formation ont été refusées!)
Il est également faux de faire croire que l'on peut résoudre en 5x3heures pendant les vacances ce que l'on n'a pas réussi pendant toute une année scolaire
- Les nouveaux programmes
Se recentrer sur les fondamentaux (lire-écrire-compter) et lutter contre l'échec scolaire, oui
...
MAIS
Des programmes plus chargés avec moins d'heures de cours ... est-ce cohérent?
Il y a maintenant un fort déséquilibre entre les maths/français et les autres matières. C’est nier l’apport des autres savoirs et de la transversalité entre les disciplines (par exemple faire de
la lecture et des maths en sciences etc.), notion qui a disparu dans ces nouveaux programmes.
Se baser sur une conception mécaniste des apprentissages (leçon+exercice), c'est renier toutes les avancées pédagogiques : pour preuve, Monsieur le ministre, vous même ayant reçu un tel
enseignement, n'êtes pas capable, lors d'une émission
télé de "réciter" votre règle de 3 pour trouver le prix d'un stylo (connaissant le prix de plusieurs)! Cela fait
sourire mais au fond cela illustre parfaitement les limites d'une telle approche ... Apprendre oui mais comprendre et raisonner ce n'est pas interdit,
pour tout dire c’est sans doute même mieux!
On nous rabâche que le nombre d'enfants en difficulté au collège
est beaucoup plus élevé qu'avant ... certes, mais il y a 30 ans, beaucoup moins d'enfants allaient au collège et depuis la
société a également évolué, ce qui explique peut être cela ...
Par ailleurs, on rajoute même que certains enfants au collège « ne savent pas lire » … ce qu’il faut interpréter par « ne comprennent pas ce qu’ils lisent ». Est-ce alors
pertinent de réduire la place occupée par la littérature de jeunesse dans les programmes et de promouvoir des méthodes de lecture ne laissant que peu de
place à la compréhension ?
L'instruction civique et
morale laisse également perplexe quand on constate que les notions de vivre ensemble, de débat citoyen, d'esprit
critique ont disparu, remplacées par l'enseignement de la morale à partir de maximes et d'adages. Hélas, connaître des règles ne suffit pas à les appliquer ... Bien sûr cela fonctionnait il y a
quelques décennies, mais à cette époque le châtiment corporel était malheureusement courant et n'y était pas étranger!
La production écrite redevient de la rédaction, la poésie de la récitation et les arts plastiques se cantonnent au dessin et à l'histoire de l'art ... où est donc passée la créativité ?
L'Education Physique et Sportive devient du sport ... subtile nuance, mais tout de même cela fait passer la performance avant le développement moteur de l'enfant!
Vous annoncez des remontées positives suite à la parution de ces programmes ... étonnant lorsque l'on lit la note de synthèse départementale de la Loire Atlantique, que l'on sait que le Conseil Supérieur de l'Education a donné un avis
défavorable (à ne pas confondre avec le Haut Conseil de
l'Education!) et que les critiques sont si nombreuses!
Enfin, on ne sait toujours pas qui les a
rédigés (!) tout en sachant qu’aucun bilan des précédents n’a été réalisé (vous nous dites qu’on
sacrifie des générations d’enfants pendant ce temps … est-ce vraiment une réponse objective, honnête et acceptable ?)
- Les suppressions de postes
On ne ferait pas mieux avec plus d’enseignants
MAIS
Peut-on faire mieux avec moins ?
On supprime des postes qui ne se voient pas : liaison école–musée, maîtres animateurs sciences, remplaçants, membres du
RASED …
L’accueil des 2 ans est diminué.
Le seuil d’ouverture d'une classe est à 33 en maternelle (et encore il faut dépasser largement ce seuil pour avoir une ouverture de classe, ce qui n’est inversement pas vrai pour les fermetures
de classe …)
La moyenne d’élèves par classe est effectuée en comptabilisant TOUS les enseignants (c'est-à-dire par exemple à la fois un enseignant en congé maladie et son remplaçant) ce qui aboutit à
des chiffres quelque peu erronés … par exemple en Loire Atlantique, nous rêverions tous des chiffres que vous avez annoncés! (23 élèves par classe en élémentaire et 26 en
maternelle)
Il est vrai que vous créez 23 postes en Loire Atlantique …. 23 postes pour 900 nouveaux élèves, c’est 1 enseignant pour 39 … pour nous c’est insuffisant ! D'ailleurs, depuis longtemps
beaucoup d'écoles demandent plus de maîtres que de classes ...
Nous pourrions également évoquer la création des EPEP (regroupement d'écoles avec un conseil d'administration où les enseignants et les parents seront minoritaires), l'avenir des écoles maternelles (remplacées par des jardins d'enfants payants), les emplois précaires (AVS, EVS), le "fichage" des élèves (après Base Elèves voici les récentes évaluations CM2).
Il est temps qu'un vrai dialogue s'installe
pour l'avenir de l'école ... réformer oui (bien sûr!) mais pas n'importe comment ni à n'importe quel prix ...
17 janvier 2009 Journée nationale de mobilisation parents - enseignants L’EDUCATION EST NOTRE AVENIR à l’appel de FSU, SNES/FSU, SNUIPP/FSU, SE/UNSA, SGEN/CFDT, ...FCPE, ...UNEF,UNL,... Ligue de l’Enseignement, PEP, .... GFEN...
L’ensemble des organisations à l’origine de l’appel « L’éducation est notre avenir » appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 et à faire du samedi 17 janvier dans tous les départements une journée de manifestations pour : défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.
Rentrée 2009 dans le primaire : 14 000 élèves de plus, 4 500 postes de moins, dont 1 500 pour les seuls réseaux d’aide... C’est un budget sans précédent qui ampute sensiblement les moyens d’enseignement dans le premier degré et tourne le dos à une politique ambitieuse en matière d’éducation. Les 3 000 recrutements en moins sont autant de débouchés en moins pour les jeunes diplômés sur le marché du travail et autant d’obstacles à une scolarisation dans de bonnes conditions.
Quel avenir pour l’école maternelle ? Le ministre s’excuse, il s’engage sur un statu quo sur la scolarisation des moins de trois ans... mais la maternelle mérite bien plus ! Formation, effectifs, conditions d’accueil et de scolarisation... à quand une politique ambitieuse pour cette grande école ?
Evaluations : pas de mise en concurrence, ni de remise en cause de l’école L’évaluation doit permettre une remédiation et un travail d’équipe efficaces. Le choix des exercices, à peine trois mois après la mise en route de nouveaux programmes, comme le codage réducteur nous amènent à demander le report de cette évaluation nationale. Le SNUipp rappelle son opposition à la publication des résultats école par école et appelle, contrairement aux consignes ministérielles, à ne pas communiquer les résultats de l’école par écrit aux familles, pour éviter une mise en concurrence entre les écoles dont les conséquences seraient préjudiciables à l’ensemble des élèves.
Pour une véritable prise en charge des élèves en difficulté La mise en place de l’aide personnalisée dans la confusion suscite de vives critiques que l’annonce de la suppression de 1500 postes de RASED ne fait qu’exacerber. Le SNUipp réclame l’ouverture du dossier des rythmes scolaires et réitère sa demande de levée de la mesure de suppression des postes de RASED. Les dispositifs d’aides spécialisées internes aux écoles doivent être développés et renforcés pour la prévention et le traitement des difficultés scolaires. Handicap Pour une scolarisation réussie des élèves en situation de handicap : des formations qui répondent aux besoins des enseignants, des créations de postes dans les futures unités d’enseignement, et une présence qualifiée en nombre suffisant de personnels d’accompagnement.
Direction d’école La charge de travail et la responsabilité augmentent à chaque nouvelle mesure ! La fonction doit être mieux reconnue par l’attribution de décharge supplémentaire et une revalorisation indemnitaire.
AVS EVS : stop à la précarité Des besoins permanents existent. Le SNUipp revendique la pérennisation des postes et des missions, une professionnalisation des personnels, pour de vrais métiers, car certains voient arriver le terme de leur contrat sans aucune perspective de reconduction ou d’avenir professionnel.
Qui peut croire que la réussite des élèves peut passer par moins d’heures de classe, des programmes plus lourds, moins d’enseignants, moins d’enseignants spécialisés, des évaluations couperets, des inégalités accrues entre élèves et entre écoles, la mise à mal des associations complémentaires de l’école,... ? Assez des réformes à marche forcée qui renoncent à la réussite de tous ! L’avenir des élèves nécessite aujourd’hui dialogue et concertation avec l’ensemble des acteurs et partenaires de l’école.
Samedi 31 janvier Basse-Indre à 17h30 : meeting-concert de soutien à Sami en présence de leaders syndicaux.
Lundi 23 février : procès de Sami : un préavis de grève va être déposé, le Snuipp/Fsu appelle tous les enseignants à se mettre en grève ce jour-là en soutien à notre collègue.
Les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficultés (Rased), apparus avec la circulaire n° 90-082 du 9 avril 1990, texte fondateur, sont régis aujourd'hui par le titre II de la circulaire n° 2002-113 du 30 avril 2002.
« Ils ont pour mission de fournir des aides spécialisées à des élèves en difficulté dans les classes ordinaires des écoles primaires, à la demande des enseignants de ces classes, dans ces classes ou hors de ces classes. » Ils comprennent des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante pédagogique, les « maîtres E » (difficultés d'apprentissage), des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante rééducative, les « maîtres G » (difficultés d'adaptation à l'école), et des psychologues scolaires. Au Rased de l'école Pierre-Guillard interviennent Mmes Falcette, Gicquel et Schucht, dans chacune des fonctions citées.
Dans le packaging de la réforme Darcos : la suppression en 2009 de plus de 3.000 postes de Rased ; « une mesure justifiée par la mise en place, depuis la dernière rentrée, de l'aide personnalisée assurée par les enseignants des classes, en plus du temps scolaire. Une mesure prise sans évaluation de l'action des équipes de Rased ; sans expérimentation préalable ; sans consultation des professionnels ni des parents ».
Lors du marché hebdomadaire, les enseignantes spécialisées du Rased de Vic sont allées au-devant des parents pour expliquer et recueillir des signatures. Pas moins de 8 personnes engagées dans l'action « Sauvons les Rased », à l'initiative des syndicats SNUipp FSU ; SGEN-CFDT ; SE-UNSA ; SUD éducation ; SNUDI FO ; SMedEN FO ; FNAME ; FNAREN AFPEN ; FERC-CGT et soutenue par les fédérations de parents ont collecté 305 signatures.
Pour plus d'informations, consulter le site (http://sauvonslesrased.org)
Crédit Photo : TF1-LCI
Manifestation contre les réformes Darcos à Toulouse le 13 décembre 2008
- le 13/12/2008 - 14h19
Entre 3.500 et près de 5.000 personnes, selon les estimations de la police et des organisateurs, ont manifesté, samedi à Toulouse, pour protester contre "la casse de l'école publique". Rassemblés derrière une banderole "Service
public d'éducation : non à la casse" et à l'appel de divers syndicats d'enseignants, d'associations éducatives ou de parents d'élèves, les manifestants ont défilé dans le centre-ville de
Toulouse aux cris de "Dans les écoles, y'a du boulot et dans la rue y'a des chômeurs,
embauchez !".
De nombreuses personnes, revêtues d'un gilet jaune fluorescent réfléchissant, étaient venues en famille pour prendre part à la manifestation au sein de laquelle de nombreuses pancartes ou
banderoles d'écoles toulousaines portaient la mention "Enseignants, parents en colère". "Les réseaux d'aide sont en danger, la maternelle est menacée, les postes supprimés par milliers.
Non, non, non à la casse de l'école", était scandé par de nombreux manifestants en tête de cortège.
"Darcos n'a rien compris ou fait mine de comprendre", a déclaré une enseignante de maternelle de Grenade-sur-Garonne (Haute-Garonne) qui arborait un panneau indiquant "la règle
de 3 de Xavier Darcos". "164.000 élèves en plus en 2009, 13.000 postes en moins en 2009, 11.200
en moins en 2008". "Il faut les arrêter, ils veulent tout casser", criait un groupe de membres des réseaux d'aides spécialisées aux enfants en difficulté (Rased), menacés, selon eux, par
le réforme du ministre de l'Education nationale. "Le budget 2009 accentue la logique des moyens
affectés à l'Ecole", confiait Christian Belinguier, secrétaire général du SNUipp de la Haute-Garonne, pour qui la réforme "porte un coup au service public d'éducation". Non loin
de lui, un père de famille exhibait une effigie de Xavier Darcos portant sur le
corps, transpercé de pics, tous les griefs des enseignants et des parents d'élèves en colère.
du côté obscur !